Oublie tes bonnes résolutions - construis-toi un système

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Sohrab Salimi
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Selda Schretzmann
17.02.26
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En janvier, on parle de bonnes résolutions. Ceux qui réussissent à la fin sont ceux qui se construisent des systèmes.

Dans ma chronique mensuelle actuelle du Kölner Stadt-Anzeiger, j'explique pourquoi la volonté seule ne suffit pas et pourquoi la performance durable, que ce soit dans le sport ou au travail, naît de routines claires et de systèmes qui fonctionnent.

Mon fils veut devenir footballeur professionnel. L'autre jour, on était assis dans la voiture après l'entraînement, et il m'a demandé : « Papa, comment je peux y arriver ? » J'ai réfléchi un instant et j'ai répondu : « Tu dois développer dès aujourd'hui les habitudes des meilleurs pros. Pas un jour. Maintenant. »

Je pense à Cristiano Ronaldo. À 40 ans, il joue encore au plus haut niveau – pas parce qu'il est plus talentueux que tous les autres, mais parce qu'il entretient les mêmes routines depuis des décennies : mouvement, récupération, alimentation, sommeil. Tout est systématisé. Rien n'est laissé au hasard.

Depuis le début de l'année, mon fils et moi suivons notre programme 300 : 100 squats, 100 pompes, 100 abdos. Chaque matin. Pas de discussion, pas d'exception.

Ça tombe bien en cette période. Début janvier. Les salles de sport sont pleines, les résolutions sont fraîches. Dans six semaines, ça aura changé. La plupart auront abandonné – pas parce qu'ils ne le voulaient pas, mais parce qu'ils ont misé sur la volonté.

La volonté est limitée. Elle fonctionne une semaine, peut-être deux. Puis arrive la journée stressante, le rhume, l'excuse. Et la résolution meurt. Ce n'est pas un défaut de caractère. C'est de la biologie.

Notre cerveau est programmé pour l'efficacité. Le cortex préfrontal – responsable des décisions conscientes – consomme énormément d'énergie. C'est pourquoi le cerveau déplace les actions récurrentes vers les ganglions de la base, où elles se déroulent automatiquement. Des études montrent qu'il faut en moyenne 66 jours pour qu'une action devienne une vraie habitude. Mais une fois que les circuits neuronaux sont établis, ça fonctionne presque tout seul.

Ce qui marche à la place : les systèmes.

Charles Duhigg décrit dans « The Power of Habit » la boucle de l'habitude : déclencheur, routine, récompense. Notre cerveau automatise les processus qui se répètent. Celui qui comprend ce mécanisme peut l'utiliser. Notre programme 300 a un déclencheur fixe (se lever), une routine claire (les exercices) et une récompense (le sentiment de commencer la journée par une victoire).

James Clear va encore plus loin dans « Atomic Habits » : il ne s'agit pas de ce que tu veux faire, mais de qui tu veux être. Mon fils ne doit pas « s'entraîner comme Ronaldo ». Il doit être un pro – dès maintenant, dans sa tête. Les exercices ne sont alors que la conséquence logique de son identité. Un pro ne discute pas pour savoir s'il s'entraîne. Il s'entraîne.

Qu'est-ce que ça signifie pour le monde du travail ?

Là aussi, la règle s'applique : les systèmes battent la volonté. Celui qui note chaque soir trois priorités pour le lendemain n'a plus de décision à prendre le matin. Celui qui écoute un podcast spécialisé sur le trajet du travail apprend en passant. Celui qui prend dix minutes chaque vendredi pour faire le bilan de sa semaine s'améliore continuellement.

Ça semble banal. Mais c'est justement le point : les meilleurs systèmes sont simples. Si simples qu'on n'a aucune excuse. La barrière doit être si basse que le cerveau n'oppose aucune résistance.

Jeff Bezos le résume bien : « Good intentions don't work, mechanisms do. » Les bonnes intentions ne suffisent pas, les mécanismes oui. Ce qui vaut pour l'individu vaut aussi pour les organisations. Le dirigeant qui mise sur les appels sera déçu. Celui qui établit des mécanismes change les comportements durablement et obtient ainsi des résultats différents, souvent meilleurs.

Hier matin, 6h00. Mon fils est à côté de moi dans la salle de sport à la maison. Pas de plainte, pas de négociation. Il compte les squats avec moi. C'est simplement ce qu'on fait.

C'est la différence entre une résolution et un système. Les résolutions sont de l'espoir. Les systèmes sont des décisions que tu ne prends qu'une seule fois.

La question n'est pas de savoir si tu es motivé. La question est de savoir si tu as un système.

On n'a rien sans rien.

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