À vos marques, prêts, partez – Mise à l'échelle Agile
Au début d'une course, on entend généralement « À vos marques, prêts, partez ». Au niveau de l'équipe, « Ready to Develop » – c'est-à-dire « prêt pour le développement » – signifie qu'une User Story est prête à être transmise à l'équipe et à être intégrée dans le prochain Sprint. Ready to Develop est souvent considéré comme un complément à la Definition of Done. Pour comparaison : la Definition of Done est pertinente aussi bien pour une équipe individuelle que lorsque plusieurs équipes poursuivent un objectif commun. En réalité, on ne peut pas transposer « ready » aussi facilement que « done » à un projet de plus grande envergure. Dans les projets agiles plus importants, « Ready » nécessite souvent deux critères distincts : « Ready to Develop » et « Ready to Go ».
Cinq critères simples pour le passage à l'échelle agile
Les critères Ready les plus courants sont intégrés dans « Ready to Develop ». Ready to Develop est utilisé au niveau de l'équipe. Les critères sont :
- La story est bien conçue.
- La story répond aux critères INVEST (Independent, Negotiable, Valuable, Estimable, Small, Testable)
- Une story a besoin de critères d'acceptation.
- Pour chaque story, tu devrais avoir un expert externe (hors de l'équipe) disponible pour le sujet concerné.
- Il n'y a pas de dépendances externes qui empêchent la story d'être terminée.
En utilisant ces cinq critères, on peut facilement déterminer si l'on peut commencer directement à travailler sur une User Story spécifique lors du prochain Sprint ou si plus de Grooming est nécessaire. Les équipes préfèrent naturellement des tâches qu'elles peuvent aborder immédiatement plutôt que des tâches mal définies
Team of Teams et le niveau suivant
La même préférence s'applique à ce qu'on appelle le « Team of Teams » (un exemple en est l'Agile Release Train dans SAFe). Cependant, pour pouvoir définir s'il est prêt à commencer le travail, un Team of Teams a besoin de critères à un niveau plus élevé. Les critères « Ready to Go » que j'utilise le plus souvent sont les suivants :
1.) Les équipes ont synchronisé leurs rythmes de développement. Aligner le rythme des équipes et trouver un rythme commun est une excellente mesure pour garantir la communication et l'intégration.
2.) Il existe un backlog suffisamment entretenu. Il faut identifier et préparer assez de travail pour pouvoir démarrer et accompagner les équipes – pas plus. Le backlog n'a pas besoin d'être complet (ni entièrement détaillé) avant de commencer le travail.
3.) L'architecture et les standards ont été suffisamment définis. Dans SAFe, par exemple, on ne développe que le minimum de design et d'architecture nécessaire pour fournir aux équipes l'aide et les conseils dont elles ont besoin, juste à temps.
4.) Les contraintes identifiables ont été recensées. Les contraintes concernent généralement des éléments comme les délais, les budgets limités et les capacités disponibles, mais parfois aussi des contraintes physiques ou techniques. Dans chaque équipe, chaque membre doit connaître les contraintes dans lesquelles on évolue.
5.) L'infrastructure nécessaire a été mise en place. L'infrastructure comprend les structures de base, les outils et les services nécessaires pour livrer une certaine valeur. Si tu veux livrer un logiciel, l'infrastructure requise peut être aussi simple qu'un siège et une prise électrique, ou aussi complexe que des serveurs, routeurs, réseaux et outils de développement.
6.) Les équipes et les rôles ont été définis. Assure-toi d'avoir constitué et organisé les équipes Scrum avec tous les rôles nécessaires (à condition de ne pas travailler avec des équipes déjà existantes). De plus, tous les rôles supplémentaires doivent avoir été identifiés et clarifiés. En effet, si l'on ne se concentre pas correctement sur l'organisation et la constitution des équipes, cela peut vite mal tourner.
Lancez-vous dans la mise à l'échelle agile !
Ready to Go et Ready to Develop ont des objectifs différents et donc des critères différents. Lorsque vous êtes sur la ligne de départ et qu'on dit « …prêt », passez encore une fois en revue tous les critères « Ready to Go » pour savoir si vous êtes vraiment prêt à commencer un grand projet. Une fois cet obstacle franchi, vous pouvez passer à la deuxième série de critères – les critères « Ready to Develop ». En tenant compte de ces deux facteurs, vous pourrez bien mieux sprinter lorsque le coup de départ sera donné.
Ce texte est tiré du blog de SPaMCAST et a été traduit par nos soins.